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jeudi 15 septembre 2016

Naissance dans un système

Né à 21h21 (pas vraiment mais j'aime me le dire) le 7 juin 1980, ou mort d'une vie antérieur de foetus ou intérieur, vie et mort au même moment.

Conçu 9 mois avant, ne sachant toujours pas par quel miracle. En tous cas pas celui de l'amour. L'amour d'une mère peut être mais pas l'amour d'un couple ou juste illusion de l'amour.

Des parents qui font un enfant sans vraiment se demander pourquoi. Surement pour essayer de souder une incohésion entre les deux.

Un père qui fait des gazon gazon, langage bête, qui fait rire bêtement.
Un père qui ne pas à son fils la nature, mais le monde virtuel. Le faux monde. Celui derrière lequel on se cache pour pas vivre la réalité qui est si belle. Cette réalité qui offre liberté, qui fait mal parfois, mais si belle.

Le virtuel se cache dans la facilité, la rapidité du 0 et du 1. Il est laid, il est simple, il est carré. Carré comme ces pixels des écrans rectangulaire. Ceux qui éclaire les humains tel les papillons de nuit autour d'une lampe, et au final brulent leurs ailes.

Un enfant qui aurait aimé comme tant d'autres que son père lui montre ses passions, plaisirs, forces. Un enfant qui aurait voulu être fière de son père, mais comment? Celui-ci rentre tard du travail, pose son fessier dans le canapé, allume l'écran et devient bêtement carré comme les images diffusées. Ame happée par le virtuel, par cette média-cratie, cette médiocrité.

Les médias vous font ingérer la peur de la désinformation. Vous finissez même d'avoir peur de la peur elle même.

L'enfant essaye de créer, d'imaginer à travers des jeux, des constructions, des questions, des "pourquoi?".
Ces "pourquoi" agace les parents qui ne savent pas répondre, ils ne cherchent pas à savoir répondre. La violence et l'abus de pouvoir remet l'enfant à coups de pantoufles dans ce monde carré.

L'enfant essaye de grandir, d'évoluer dans ce monde carré qui semble lui être destiné. Il en veut à ses parents, à son père surtout. Il s'entoure de vrais et de faux amis. Mais il a l'impression de grandir seul face à beaucoup d'incompréhension du système qui l'entoure.

-- Education --

Des dictées, des calculs abstraits, des langues étrangères, des notes. On essaye d'enfoncer tout sa dans le cube qu'a remplacé la tête de l'enfant. A l'école on ne parle pas de la vie, du respect, de l'amour.
L'école pense que c'est aux parents de leur apprendre ça. Mais les parents pensent qu'on leur apprend ça à l'école. Partie de ping-pong ou l'enfant est la balle, encore blanche qui prend des coups mais n'a rien demandé.

Des professeurs qui se placent hiérarchiquement au dessus de l'élève et essayent non pas de lui transmettre un savoir mais de lui forcer à apprendre. Apprendre des choses qu'il ne veut pas forcément savoir. L'enfant à un pouvoir, comme tous les autres enfants. Celui de créer. Ce pouvoir perdu par la maturité. Il aimerait développer ce pouvoir, le partager avec les autres, mais ce pouvoir passe inaperçu aux yeux de l'éducation. Il est presque renié.

Fin octobre 2008 j'ai été amené de force à un hôpital psychiatrique.

Comment j'en suis arrivé là?

Fin juillet 2008 s'annonce la fin d'une relation. Des non-dits, de la jalousie et tout ce qui accompagne les relations classiques amour-haine de nos sociétés, ont achevé cette liaison.

Entre temps je m'évade avec des amis en Corse. A cette période, je sens une dualité en moi, comme souvent ressenti dans ma vie. Un temps certains amis m'avaient surnommés "The Dice" pour les multi-faces que je cachais ou que je montrais.

En Corse c'est une amie qui récolte ma colère de ce système capitaliste. Cette amie étant plongée voir noyée dans cette mondialisation de la bêtise.
Une baignade de nuit m'apaise, m'apporte la lumière à travers la lune et les fées aquatiques, les plantons qui brillent, magique.
Au retour de la Corse, j'ai des boutons étranges sur le torse, le médecin insiste en me posant des questions liées au Sida. En attendant les résultats, je me prépare au pire, à la mort. Ou peut être au meilleur, à la libération de ce monde mal sain. Semaine longue ou je me sens déjà dans l'au-delà.

La relation, pas encore finie, en prend encore un coup. Des pensées me disent que c'est elle qui m'aurait transmis le virus. Mais les résultats sont là : "négatif". Soulagement, mais de quoi? J'étais prêts à partir, je voulais fuir.

Un travail dans le monde virtuel qui me plaisait pas. Je quitte tout. Je m'envole pour 2 semaines au Maroc. Surf, océan, rien. Mais c'est trop court. Au retour, elle n'est plus là, seul, enfin, remise en question.
Un projet arrive "bobybird", avec un ami de l'école d'ingénieur. Projet d'un portail web de type "réseau social" pour mettre en contact des gens qui veulent faire du sport. Peut on vraiment parler de social à travers le virtuel? Qu'est devenu le sport? Une médiocratie médiatique dans lequel règne la compétition et non plus le plaisirs du sport, l'espoir, e-spoir, e-sport. A l'époque je ne me pose pas ces questions, je crois au projet, j'y fonce la tête baissée. Des heures de travail passent, la fatigue s'accumule, la folie prend place petit à petit. Une rencontre avec des investisseurs haineux, le projet prend une tournure monétaire malsaine, ma tête s'emballe, je m'envole pour Paris. Dans l'avion je fais la connaissance de l'avocat du diable. Le satan qui vit en moi veut se lier avec cette rencontre. La folie prend trop de place. Hôtel perdu dans Paris, je me retrouve perdu dans un lit entre un Japonais à ma droite qui incarne le sur-respect, et à ma gauche sont total opposé, un Américain. Je m'endors dans un monde intérieur. Les images défilent à toute vitesse. Le drapeau américain fait peur, trop de lignes, trop compliqué, trop rationnel. Le drapeau japonais est beau, rond, mais le rouge, pourquoi ce rouge violent au milieu de ce blanc? Et moi, pourquoi entre ces deux extrêmes? Suisse? Suis-je Suisse? Croix, carrés, coins qui font mal, encore ce rouge et ce blanc. Je repense, re-design le drapeau de la confédération. Deux ellipses, l'univers, mais le cadre dérange. Les limites n'existent pas, infiniment grandes, infiniment petites se rejoignent. Le microcosme est le début du macrocosme, vice et versa. Dans l'au-delà de l'au-delà, on revient au commencement du commencement.

A mon tour, ma vie défile, en sens inverse, mais cette fois je comprends, je décompose ce qui c'est mal composé. Il faut laisser la lumière purifier et défaire le mal qui ronge depuis longtemps. Des pourquoi, qui n'ont jamais eu de réponses, gisent dans ce corps. Je pleure, je me libère, l'énergie négative peut sortir, le moi que j'ai caché au fond peut sortir. On est 2 maintenant, on doit s'unir mais pas tout de suite.

A 2 on est plus fort, seulement si il y'a un équilibre. Il faut trouver cet équilibre pour s'unir. Unir cette double personnalité, cette double force qui réside en chacun de nous. Sous le signe du gémeaux, ayant grandit entre 2 nations différentes, 2 parents unis par l'émotion et la haine. Cette double personnalité à toujours été à la lumière, mais à l'époque incomprise et refoulée, elle a créer plus de dégâts que de bien.

Au réveil, la fatigue est toujours là, la fréquence monte d'un cran, les pensées doivent se poser sur papier. Ecriture d'une sorte de biographie encore mal digérée. La lumière grandit mais est loin d'avoir pénétré tous les recoins de l'inconscient et du conscient.

Rencontre de mes amis virtuels, l'ombre de mes amis, ombre qui me compose encore. Ballades dans la ville de Lumière, Paris, lumière virtuelle aussi. La tristesse, misère, et pauvreté.

Je pleure encore pour me libérer de cette lumière virtuelle qui s'accompagne de tous ses malheurs.

Au retour en Suisse, s'enchaine prise de contacts avec mon moi le plus lointain. Avec des amis enfouis, oubliés. Ceux qui me compose aussi. Sans eux je ne suis rien, sans moi ils ne sont rien. En décroissance avec mes connaissance, je plonge dans les profondeurs, en amont de l'inconscience.

Jusqu'à l'abysse, ce néant, mes parents, ma soeur. L'incompréhension tel que des millions de soleils absorbés par un trou noir.

J'ai compris trop tard, la prochaine fois je ne crierais pas mon bonheur sur les toits. L'impression d'avoir été un soleil en mutation, je suis passé de la naine bleue à la géante rouge ou vice et versa. Qu'importe la taille, il y'a eu transformation, changement de forces. Toutes mes particules se sont décomposées pour se recomposer avec les mêmes briques mais selon un autre ordre. Un création ou recréation de la lumière.

mardi 16 mars 2010

texte de quelqu'un dit "hors réalité", écris fin 2008

Amies et amis,

Ca fait maintenant 5 semaines que je suis hospitalisé,
c'est long je trouve, pour me soigner plus rapidement
et prendre le bon chemin directement.

Je pense que le système médical de base,
est plus ou moins bon,
10'000 ans d'expériences environ,
par contre les soins touchant la psychologie,
ne sont pas assez compétent à mon avis,
moins 1000 ans d'expérience.

Mais cela m'apprend d'être patient!

Un proverbe chinois dis:
Un moment de patience peut préserver de grands malheurs,
Un moment d'impatience détruire toute une vie.

Malgré tout je m'ouvre au système soignant petit à petit,
d'abord vers les patients, puis infirmier, puis docteur, puis directeur.
Comme d'habitude je suis contre l'abus d'autorité, d'où la peine à m'ouvrir tout de suite.

En réalité je suis devenu "maniako-dépressif",
je peux passer d'un état de souffrance avec larmes de tristesse,
à un état de joie incroyable avec larmes de bonheur,
en l'espace d'un clin d'oeil.
Je peux aussi rester stable,
autant dans le bien en gardant le mal en moi, et vice et versa.
Mais le bonheur n'est vrai que partagé,
et on diminue la tristesse en la partageant.

"maniako-dépressif" ceci n'est pour moi pas une maladie,
comme le définit l'hôpital qui s'acharne à vouloir me donner des médicaments destructeurs,
au lieu de s'ouvrir au dialogue avec quelqu'un comme moi.

Quelqu'un qu'on aurait traité de tout simplement tué il y'a 1000 ans,
quelqu'un qu'on aurait traité de fou il y'a 100 ans encore,
quelqu'un qui peut paraître de nos jours hors réalité.

Mais au contraire en 28 ans j'ai eu la chance d'obtenir une telle expérience de vie
qu'il me semble que la réalité je la connais assez, et elle me fait mal.
Mais heureusement que je rêve pour avoir ce bien en moi qui me stabilise.

"maniako-dépressif" c'est pour moi un état
que j'apprend maintenant à contrôler et à vivre avec.
De gérer ce bien et ce mal que j'ai en moi.
Tel le moine Shaolin qui canalise le ying-yang,
qui respecte le blanc qui y'a dans la noir et l'inverse.

Ma tristesse vient du fait que je ne supporte plus,
la terre, les animaux, les hommes souffrirent sur cette planète bleue.
Cette planète ou règne un déséquilibre presque total.

Cette planète sur laquelle on à la chance,

de voir,
de goûter,
de sentir,
d'entendre,
de toucher,

de respirer, de respirer.

Ma joie de vivre,
c'est grâce à vous que je l'ai,
à mes voyages à travers le monde,
aux rêves que nous ont transmis nos dessins animés d'enfance et films actuels,
à des personnages comme Nicolas Hulot, Porteurs de messages, Ecrivains, Philosophes, Artistes, Créateurs de rêves et d'autres encore.

Ce bonheur en moi est né aussi de l'espoir
qu'on à tous de vivre en harmonie sur cette planète.

Pour finir ce message,
j'ai confiance en chacun de vous
pour qu'on arrive ensemble,
vous et vos amis, de vos amis, et de vos amis encore,
avec un mouvement de masse,
ce mouvement que tout le monde attend,
à redonner un équilibre à cette planète.

Mouvement possible grâce à nous qui avons la chance d'être né ou de vivre en Suisse,
ce qui nous permet d'avoir une vision éclairée sur la planète,
et ce dire que si on veut vraiment quelque chose pour ceux qui souffrent autour de nous, on le peut!

Mais pendant cette phase de réparation,
j'espère que nos chemins se croiseront à nouveau,
soit pour discuter, partager un repas, ou voir même faire la fête.

Jusqu'à là je vous souhaite du fond de mon coeur,
à tous une bonne route,
et de belles fêtes de fin d'années.

Jean-Charles ..:: karlitô ::..